Josep M. Cadena


L'inspiration zen est présente dans sa matemàrtica, de sorte que la dimension immatérielle de la pensée est cristallisée à travers la fibre de cellulose pigmentée, aux formes diverses, et de différentes épaisseurs, en harmonie avec la légèreté et la force avec lesquelles l'artiste veut exprimer ses sensations et ses concepts. Même si la matière est fine, Alibau ne veut pas capter l'enveloppe de ce qui est vital mais plutôt les contenus de l'existence, comme ce que l'être peut ressentir en lui-même auprès des autres. 



Centre d'Études Catalans - Paris
El Periódico, 28-1-2005 (extrait)





Salvador Alibau tend de plus en plus vers la géométrisation, la transcription de formules géométriques à travers ce qu'il appelle matemàrtica. Le nombre d'or et les théorèmes de Thales, l'ellipse dans un chaos et la formule pour accéder aux trous noirs du Cosmos lui font créer des œuvres sur papier artisanal où la science récupère la dimension de la vie. La peinture atteint de la sorte la pureté à laquelle aspirent les sentiments.



Musée Molí Paperer - Capellades
El Periódico. 16-6-2000 (extrait)





Alibau peint et sculpte en même temps la pâte à papier. Et tout particulièrement dans le cas de ses mobiles, cette dernière s'allie à l'air et aux lumières pour offrir de nouvelles réalités issues de l'œuvre et de son rapport avec l'environnement. Les transparences et les espaces font que les sentiments transmis par toute œuvre d'art grandissent d'eux-mêmes et forment une symphonie plastique. On retrouve dans cette manière de travailler avec l'essence vitale d'un monde une musique interne et un plaisir tactile. À travers son langage plastique, dont il a atteint une perfection singulière, Salvador Alibau transmet les émotions pures auxquelles aspire tout créateur. À partir d'une fragilité apparente – la pâte à papier est plus résistante qu'il n'y paraît – il cristallise une idéalité partagée



Institut Français - Barcelone
Batik nº. 90. Avril de 1988 (extrait)